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Rhin romantique (26/27/28 juillet 2013) PDF Imprimer

Participants Patricia et Daniel, Claudine et Pascal, Jean Claude (HD)

Voici donc, comme tous les ans, le temps de la sortie organisée sur plusieurs jours. Nous avions fait l’Ile de Mainau et les chutes du Rhin, le Jura, Liège et une seconde fois le lac de Constance. Cette année, il y a encore de l’eau au programme ! Il s’agit en fait de descendre le Rhin jusqu’à sa confluence avec la Moselle, c’est cette partie qui va donner son nom à la sortie « Rhin romantique » . Puis de Coblence nous allons remonter la Moselle et ses méandres. Retour le long de la Sarre pour boucler cette triplette de cours d’eaux régionaux. Et tant qu’à faire, si nous suivons trois vallées, pourquoi ne pas le faire à trois motos, les autres bestioles n’étant pas disponibles (ou peu intéressés par cette expédition de trois jours) . A oui, j’oubliais, comme la boucle prévue fait 777 km, c’est en trois jours qu’elle sera soldée.

Départ donc le vendredi pour une chevauché sur autoroute, histoire de gagner du temps et de se rapprocher au plus vite de notre objectif. C’est là que je constate qu’après avoir pris l’autoroute à Geispolsheim, je n’ai plus touché l’embrayage jusqu’à la jonction A61/A65 près de Ludwigshaffen : plus de 140 km en cinquième, tour à tour dans la forêt après la frontière ou sur les autoroutes où nous sommes dépassé par de nombreuses voitures à pots d’échappement multiples comme le remarque Daniel.

Le Bac est passé avec succès, mais celui de Bingen est payant, pas comme à Rhinau. Et la formule est incompréhensible : un peu pour la moto, puis un peu plus par passager. Arrivons à Rüdessheim que nous visitons avec de nombreux asiatiques, et une européenne déguisée en clown que nous allons croiser au moins cinq fois. Comme prévu, déjeuner très « local » dans la Drosselgasse, en face des carillons et pendant que la pluie fine s’invite. Nos Pfifferlinge (alors dit-on girolles ou chanterelles ?) et ses Knöddel nous baignent dans le dépaysement gastronomique … confirmé par la soupière qui nous sera servie lorsque nous demanderons un café. La route est reprise et nous admirons sous le soleil les ruines et châteaux qui bordent le « Vater Rhein » . Une petite visite (à pied) à la statue de la Lorelei pour nous confirmer qu’il fait chaud … très chaud. Au fil des coups de culbuteurs de nos bi-cylindres, nous arrivons devant le Kolosal Guillaume II sur son cheval métallique qui regarde depuis 1897 Moselle et Rhin se marier (pour les curieux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Deutsches_Eck).

La soirée se passe à déambuler dans Coblence, sympathique et animée. Le repas sera pris dans un restaurant typique d’une petite place de la vielle ville. Nous avons le choix entre trois restaurants … italiens. Ce sera donc un restaurant italien, et les plus gourmandes complèterons le repas avec une glace italienne prise chez le « gelatti » d’en face. Inutile de vous dire que la nuit sera bonne … sauf pour ceux qui n’ont pas trouvé le bouton de la climatisation, et qui auront chaud, très chaud, toute la nuit.

Le lendemain, en route pour remonter la Moselle. Et là, nous sommes sous le charme ! Que de méandres sinueux que nous enroulons tranquillement sur un bitume lisse à souhait ! Toutes les ouvertures des vestes ne suffisent pas pour laisser entrer l’air qui nous évite de surchauffer. Il doit faire 37 °C, et nous fondons. De nos trois jours, ce sera le plus mémorable. Quelle belle vallée se livre à nous ! Nous visitons Cochem, remarquable pour son château et ses vignes qui grimpent à flanc de coteau avec une pente qu’aucun « hill-klimbing » ne pourra jamais égaler, et Bernkastel qui nous ébloui de ses façades colorées et parfois tordues comme si l’architecte avait abusé un peu trop du « Moselwein » avant de les dessiner. Cette partie de notre périple serait à noter « vaut le voyage » dans le « Hamster Travel Guide » . Nous arrivons à Trêves pour saluer la Porta Nigra … et surtout nous désaltérer, avant de rejoindre notre hôtel pour cette seconde nuit hors de nos terriers. Et là, ce ne sont pas des terriers mais des cavernes qui nous attendent : nos chambres font la surface d’un appartement à tel point que deux téléviseurs sont nécessaires pour meubler l’une d’elle !

Nuit avec clim pour tous, nous sommes d’attaque et admirons le timide soleil qui nous accueille lors de notre petit déjeuner copieux « à faire craquer les coutures » . Les sacoches sont rangées, nos démarrons nos montures pour quitter le garage de l’hôtel (ben oui, nous réservons toujours un hôtel avec couchage pour nos chevaux) et là : rideau ! Non pas qu’un rideau métallique nous empêche de partir pour facture impayée !!! Il s’agit d’un rideau d’eau ! Certes, fine pluie d’été, comme nous le décri une cycliste en vacance par ici. Mais pluie tout de même, et pas si fine que cela. Nous nous équipons donc du déguisement d’usage, et ne le quitterons pas de la journée. La Moselle reste belle, mais bien moins que sous le soleil. Passage par le pays béni des taxes douces pour abreuver nos montures. Direction Sarrburg et ses chutes d’eau urbaines ( pour les curieux c’est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saarburg) que nous visitons et où nous cédons au Schnittzel de rigueur. La pluie redouble et nous accompagne le long de la Sarre et de ses industries métallières jusqu’à Sarrebrück qui nous donne un dernier café façon soupière mais nous déçoit quant à sa structure urbaine sans saveur. Mais disons que le soleil aurait peut être adouci notre jugement.

Comme la journée semble définitivement noyée, nous quittons les derniers kilomètres de Sarre prévus pour rattraper l’autoroute vers Strasbourg. Et là, surprise, il ne pleut plus. Ce qui permet au vent vitesse de sécher un peu nos armures. Petite halte pour dégourdir les jambes sur une aire d’autoroute, la fatigue pointe et les passagères avouent commencer à somnoler sur leurs selles. Les derniers kilomètres sont une formalité, à savoir bouchons sur la capitale régionale. Et la pluie nous rattrape …

Il y en a qui n’ont pas besoin d’être bercés ce soir !!!

A l’année prochaine pour une nouvelle virée historico-kilométrico-gastronomique.