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Les Hamsters à Chamonix / Sortie des 14,15 et 16 mai PDF Imprimer

Conformément à leur devise « Les Hamsters font de la moto ... mais pas que ! », sept bestioles se sont retrouvées pour ce week end de la Pentecôte dans le haut lieux de l'alpinisme : Chamonix Mont Blanc.

 

De la partie : Claudine et Pascal, Véronique et Patrick, Patricia et Daniel, Jean et Claude.

 

Comme une partie des Hamsters est en Corse, ben oui ils sont pour la deuxième année de suite dans l'île de beauté … le reste de la bande ne voulant être en reste, et souhaitant se muscler les fessiers pour mai 2017 (vous comprendrez plus tard) en alignant quelques kilomètres, le choix a été fait de tracer vers les Alpes pour ce week end de trois jours ensoleillés (mais bien sûr que si, vous n'avez qu'à vérifier sur les photos).

 

C'est parti, 08 heures précises, direction la frontière Suisse et un dernier plein à l'Europort, histoire de ne pas laisser de devises dans ce pays coffre-fort et d'économiser quelques frais bancaires. Pas bon le plan benzine ! Un distributeur d’essence au prix du Channel 95, et même pas de toilettes pour ces hamster-dames qui avaient déjà 120 kilomètres au compteur (de leur motos) … pour les hamster-mecs, une solution fut trouvée (mais non pas de tonneau à l'horizon, mais une rapide réflexion qui a permis de soulager sans se prendre la tête … à moins que ?).

 

Donc passage de frontière devant un cerbère ne cherchant qu'une chose : la présence d'une vignette sur le côté gauche ! « Rien à déclarer ? » ou « Vos papiers s'il vous plaît ! » n'est manifestement plus enseigné dans les écoles de douaniers en Suisse. Juste un recrutement avec une vue de 10/10 pour scruter la preuve que la taxe est bien payée.

 

Arrêt donc au bout de quelques kilomètres pour une pause, mais si pour ceux qui suivent, ils sauront qu'il faut s'arrêter pour ménager les montures mais aussi pour laisser les hamster-dames aller voir les mérinos. Pas de temps à perdre, reprise du ruban de bitume et plein gaz au sud (enfin façon de parler). Après une seconde pause pour à peu près les mêmes raisons que la première, nous passons le col de la Forclaz sur un bitume lisse et propre pour rejoindre la Haute Savoie. Pas besoin de poste frontière, l'état de la route vous l'indique clairement « bienvenus en France, pays où les impôts et les taxes ne sont pas gaspillés pour acheter du goudron … ni des plumes non plus ».

 

Arrivée peu après 13 heures à Cham, nous nous battons avec les sens interdits, les voies à sens unique et les parkings payants pour décider tout simplement de mener nos montures directement dans le sous sol du Mercure Centre. Direction un petit restaurant local (patrons motards, resto peinard) décoré de milliers d'objets locaux pour y manger des tartines locales de fromage et de charcuterie locale. Ça y est dépaysement total, nous sommes bien chez les montagnards, ceux qui semblent naître avec des skis ou au moins des crampons aux pieds.

 

Après midi de découverte des rues piétonnes et, oh combien commerçantes, de la ville, avec un petit crachin de rien du tout, histoire de permettre au plus courageux d'entre les bestioles d'arborer le sigle du club sur le poncho du club, histoire d'afficher la culture club.

 

Retour à la bergerie et premier repas du soir comme nous avions choisi la solution de facilité de la demi pension. Le personnel nous est agréable, mais le resto est bien plein ce premier soir, des bus remplis de touristes venus de quelque part de l'Est, du lointain Est, viennent compléter la tablée d'Italiens bruyants qui nous côtoient. Décidément la France est une belle terre d'accueil (mais non sérieusement, je ne l'écrirais pas si je n'en étais pas convaincu). Un génépi nous est offert afin d’adoucir les débats du moment quant à l'heure du réveil. A en écouter certains (pas de noms mais la chef de file est une mignonne brunette aux cheveux courts) qui défendent un petit déjeuner vers 10 heures ! Zut flûte … l'ouvreur de cette sortie c'est moi ! Donc fini la négociation, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, et notre avenir à nous est de monter à des sommets encore jamais atteints par certains d'entre nous, donc rassemblement à 07 heures 30 et c'est tout !

 

Comme on a dit, on fait. Copieux buffet de petit déjeuner visité entre les deux groupes d'asiatiques. Et bien nous en a pris car la marée fut remarquable (mais non pas de tonneau au petit déjeuner!). Direction le téléphérique, et c'est là qu'on rigole. Certains ont déjà un début de nausée rien qu'en prononçant le mot, ça va promettre pour la suite. Arrivés à la station, on nous annonce une heure de décalage de l'heure d'ouverture, il a neigé la haut cette nuit, et il faut le temps de déneiger. Température qui nous attend : -13°, mais pas de soucis, nous sommes préparés, pas comme certains touristes qui n'ont pas lu le guide touristique avant de venir.

 

Enfin, c'est notre tour, nous sommes dans la cabine, ou dois-je dire la boite , car telles des sardines, nous avons été placés en quinconce afin qu'aucun espace ne soit libre. Côté pratique, le contact humain et le fait que nul besoin de se tenir pour rester d'aplomb … sauf peut être pour certains, pas encore mûrs car se définissant d'un mal appelé Vert Tige. Heureusement, dans la cabine il y a une barre, et pas question de l'utiliser pour une table dance … la barre est serrée comme si quelqu'un voulait la voler. Je suis sur qu'elle en a encore les traces. Ma foi, ne nous moquons pas, non, non, ne rigolons pas de ceux qui souffrent mais font l'effort de suivre le groupe contre toute volonté pourtant forte d'abandonner la ce projet d’Ascension … un comble pour un week end de Pentecôte. Encore merci d'avoir retenu le copieux petit déjeuner dans ces moments où aucun échappatoire n'aurait permis de se soustraire à un énoncé dans le détail et la couleur des délicieux mets précédemment dégustés.

 

Arrivée sur le toit du monde. Du moins du monde se limitant à l'Europe, cette belle construction qui amène les peuples à partager … stop, je m'égare, revenons aux faits. Superbe soleil, vue dégagée sur les montagnes fraîchement repeintes de blanc immaculé sur lesquelles , telles de fourmis, quelques skieurs et alpinistes se lancent vers des horizons vers lesquels aucun des hamsters présents ne se serait aventuré. Ils sont fous ces montagnards ! Nous comprenons maintenant à quoi servaient ces cordes, pics, chevilles, goupilles et autres accessoires inconnus que certain montaient en masse dans le téléphérique,

 

Expérience inoubliable : la raréfaction de l'oxygène rend hilaire. Pour sûr ! D'autant que certains téméraires se lancent dans l'idée de s'exposer pour une photo dans la cage en verre qui surplombe un a pic de près de 1000 mètres. Et là plus de doutes, certains ont des gènes de geckos ! A peine le premier pied mis sur la dalle, que voilà le fameux Vert Tige qui se réveille. Avec lui cette capacité à activer les micro-ventouses des bouts des doigts qui permettent de se scotcher contre la paroi en poussant des petits gloussements … mais stop, ne nous moquons pas, c'est pas drôle pour ceux à qui ça arrive, mais c'est tellement drôle pour les autres ! Chapeau bas tout de même à notre hamster grisonnant (non pas celui aux cheveux longs, l'autre aux cheveux courts!) d'avoir essayé de vaincre sa peur, et surtout de nous avoir fait rire aux larmes et vivre cette expérience du manque d'oxygène décuplant notre plaisir quelque peu malsain.

 

Quelques terrasses extérieures à explorer (pour certain(e)s les yeux fermés en se cramponnant des deux mains) et il est déjà venu le moment de redescendre au Plan de l'Aiguille. Une halte s'impose pour se remettre des émotions, l'heure se faisant, et pour ce redonner du courage, il est décidé de s'installer un instant devant diverses calories solides ou liquides pour reprendre force et courage. Et là, moment de bonheur, ce sont nos cousines les marmottes qui offrent un joli spectacle auquel les hamsters sont plus que sensibles … décidément, la famille, même lointaine, ça ne laisse jamais insensible.

 

Redescente à l'étable, changement de tenue et de monture, c'est avec le train ce coup ci que nous attaquons une autre ascension (décidément la Pentecôte nous fait prendre des pentes et des côtes diverses et variées) confortablement calés dans le train du Montenvers, et là plus de soucis de mal des voyages. Après plus d'un quart d'heure de cheminement dans la forêt, la Mer de Glace s'offre à nous. Enfin, façon de parler, car l'accès à la grotte n'est pas encore ouvert. N'empêche, un glaciologue nous explique par le détail le fonctionnement de ce gigantesque congélateur. Nous visitons le musée (un peu vieillot) de l’hôtel du Montenvers et le glaciorum. Un chocolat chaud ou un café pour nous permettre une pause, et nous redescendons avec l'avant dernier train à crémaillère vers Cham. Quartier libre, rendez vous pour le repas du soir. Ces hamster-dames vont réussir à convaincre leur moitiés de retourner faire une dernière fois du shopping, décidément on ne peut aller contre nature.

 

 

Repas du soir dans une ambiance plus calme que le soir précédent, tout le monde est satisfait de cette journée, sans moto, mais avec pleins de souvenirs dans la tête. Une bonne nuit là dessus et ce sera « one the road again ».

 

 

Petit déjeuner copieux (mais non pas au lit!) avec omelettes et haricots rouges, puis Gaz vers les routes alpines. Descendons l'autoroute de la vallée blanche, remontons vers les Gêts, arrêt à Morzine la mortelle où nous avons du mal à trouver un café ouvert. Nous croisons un groupe de motards dont l'un était à Strasbourg la semaine passée, il garde un souvenir de la Petite France et de la quantité de mecs qui font la manche chez nous. Descente vers le lac Léman sur Thonon les Bains, arrêt à Evian. Beau soleil, pause au bord du lac, chaise longue pour le couple présidentiel, petits en cas pour tout le monde puis mise en route le long du lac de Genève (mais non c'est le même lac mais il a plusieurs noms) pour rejoindre Montreux. Clone du douanier de Bâle qui scrute la vignette, après un dernier plein en France, à nous l'autoroute, Fribourg, Bern filent à nos côtés, le ciel s’assombrit et quelques gouttes nous saluent avant Basel la bien nommée (elle aussi a plusieurs noms). Direction la station du Carrefour de Mulhouse, histoire de confirmer une fois de plus que c'est la plus grosse qui tète le plus. A la sortie de la station, les divinités locales nous font payer notre escapade alpestre. Nous sommes rincés à grandes eaux, rebelote sur Colmar et dernière couche vers Sélestat. Nous arrivons sur les coups de 19 heures dans nos terriers respectifs. Mission accomplie, 900 kilomètres dont 800 sous le soleil (ou presque), plein de belles images en tête, glaciers et neiges éternelles en souvenir. Les hamsters sont de bestioles qui font de la moto , mais pas que !